Valérie Sengler psychanalyste à Paris et Saint-Mandé

Thérapies brèves. Psy pour enfant, adolescent, adulte. Spécialiste des pervers narcissiques.

Archive de l’étiquette travail

Valerie Sengler, psychanalyste, Paris ParValerie Sengler, psychanalyste, Paris

Le bashing, souffrance, exclusion et harcèlement au travail

Le bashing, tel que nous l’avons décrit, est l’illustration de la violence d’un groupe envers un individu. Le harcèlement et la manipulation qui en sont constitutifs semblent trouver leur source dans certains modèles de management. In fine, le bashing au travail réunit à lui seul trois thèmes : le harcèlement, les comportements d’un individu pris dans un groupe, la notion de bouc émissaire…

Le bashing, une forme de harcèlement moral

Le bashing est clairement une forme de harcèlement moral. La victime ne peut se défendre. Malgré toute sa bonne volonté, malgré tous ses efforts, elle n’aura jamais raison et sera toujours en faute. Elle sera soumise à des injonctions contradictoires, subira des humiliations et finira par quitter d’elle-même son travail car sa santé physique et psychique sera profondément mise à mal. Dans les cas extrêmes, elle pourra attenter à ses jours. Ce qui est remarquable c’est que ce sont les individus du groupe qui harcèlent la victime. Or, un groupe de 50 personnes ne peut se composer de 50 harceleurs. Illustration que le groupe influence le comportement individuel…

La psychologie de masse, une explication au bashing

Dans « Psychologie des masses et analyse du moi », Freud a clairement démontré que l’individu noyé dans un groupe abdique son jugement personnel, sa capacité à réfléchir et même et surtout ses valeurs morales au bénéfice du groupe. Le groupe devient une entité vivant sa propre vie et créant ses propres schémas de pensée. Ainsi, nous pouvons remarquer cet effet de groupe lors d’une réunion de personnes chargées, par exemple, d’évaluer un candidat. Il a été démontré que la première opinion concernant le candidat fera loi (le biais cognitif de la première impression). Si l’avis est favorable, le reste du groupe va majoritairement suivre cet avis. Dire que nous ne sommes pas d’accord avec la majorité devient un acte de bravoure. Il faut alors une sacrée dose de confiance en soi pour oser s’opposer au groupe, comme le suggère l’expérience de Asch.

Proposée par le psychologue Solomon Asch, elle démontre à quel point les individus peuvent être sensibles à la pression du groupe, au point de faire des choix qui vont à l’encontre de l’évidence. Ainsi, des sujets pouvaient affirmer que deux lignes avaient la même longueur alors que l’écart était pourtant très visible car supérieur à 5 centimètres. Les résultats de cette expérience ont montré que la plupart des sujets répondaient correctement en l’absence d’influence extérieure, mais qu’un grand nombre (32%), finissait par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l’unanimité par les complices qui donnaient une réponse erronée.

Bashing et bouc émissaire

Le bouc émissaire était à l’origine une victime sacrificielle, innocente, que les sociétés primitives choisissaient dans un rite de purification afin de combattre une calamité ou de chasser une force menaçante. Un animal ou une personne était choisi et traîné hors de la cité, où il était parfois mis à mort ; cette victime était censée se charger de tous les maux de la cité.

Dans le cas du bashing, la victime porte sur elle tous les maux des individus composant l’entreprise. L’organisation, telle une cité, va désigner une victime expiatoire, la charger de tous les vices, de tous les maux afin de se soulager des blessures, du mal-être.

En conclusion, notre société si moderne, si « évoluée » qui essaye tellement de purifier, d’assainir, de stériliser, de désinfecter, de rendre les rapports entre humains bienveillants, cette société si aseptisée, ne peut en réalité rien contre le fait que nous sommes fondamentalement des peuples primitifs, et que malgré toute l’avancée des sciences nous réagissons,  sans peut-être même nous en rendre compte, comme les sociétés soi-disant archaïques en reproduisant le schéma primitif du bouc émissaire.

Un solide travail avec un psychanalyste peut être un remède à ces débordements, car plus nous nous connaissons et moins nous sommes susceptibles de nous laisser envahir par un groupe. Travailler sur soi permet d’exister en tant qu’individu maître de sa vie.

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Cet article sur le bashing en entreprise a donné lieu à une publication dans Les Echos Le Cercle.

Vous pouvez accéder à mes articles et interviews publiés dans la presse.

Sur un sujet proche :

Valerie Sengler, psychanalyste, Paris ParValerie Sengler, psychanalyste, Paris

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Rentrée… du bashing et du harcèlement au travail ?

Le bashing est l’illustration de la violence d’un groupe envers un individu. Le harcèlement et la manipulation qui en sont constitutifs semblent trouver leur source dans certains modèles de management. Le bashing en entreprise génère souffrance, exclusion, violence et harcèlement au travail. Comment s’en prémunir ?

Les Echos Le Cercle – article écrit par Valérie Sengler, psychanalyste, 31 août 2018.

Mots clé : psychanalyse, travail, entreprise, harcèlement.

Les Echos Le Cercle, article publié par Valérie Sengler, psychanalyste, le 31 août 2018

Le blues de la rentrée est une illusion, pas les souffrances au travail

Le blues de la rentrée est un argument de psychanalyse de comptoir insultant les victimes de souffrances au travail.

« Vous avez, cet été, mis de côté vos mails, vous avez procédé à une job détox, vous avez réévalué votre régime alimentaire, pris des résolutions de rentrée… Et vous apprenez que la rentrée provoquerait un blues, par analogie, peut-être au bien réel baby blues. Mais c’est confondre les maux et les placer sous la même toise… »

Les Echos Le Cercle – article écrit par Valérie Sengler, psychanalyste, 29 août 2018.

Mots clé : psychanalyse, travail, entreprise.

Les Echos Le Cercle, article publié par Valérie Sengler, psychanalyste, le 29 août 2018

Deuil : comment surmonter la perte d’un proche ?

« Faire le deuil d’un proche est un processus délicat et douloureux, plus ou moins difficile selon chacun. Comment le surmonter ? Quand et auprès de qui demander de l’aide ? Valérie Sengler, psychanalyste à Saint-Mandé (94), nous explique plus en détail les étapes du deuil et comment faire pour vivre au mieux cette période difficile. »

Top Santé.com – article écrit par Jade Boches, 17 mai 2018.

Mots clé : médecine, psycho, dépression.

Top Santé.com - article écrit par Jade Boches, 17 mai 2018

Deuil et réseaux sociaux

« L’argent. La mort. Deux tabous de nos sociétés, deux mots qu’on pourrait croire antagonistes. Lorsqu’ils s’assemblent, ils posent des questions morales : peut-on vivre de la mort ? » Et comment gérer le deuil sur les réseaux sociaux ?

Selon Valérie Sengler, « La personne continue d’exister pour les gens, avec une vie réelle et, en réalité, elle est décédée. Il y a un décalage avec la vision de la personne et la réalité. C’est extrêmement violent ». Les mémoriaux numériques n’aideraient pas le deuil. Les endeuillé·e·s « n’arrivent pas à décrocher, ils continuent à regarder même s’ils n’aiment pas ».

S’offrir mille morts, Webdocumentaire réalisé par des étudiants en journalisme de l’IUT de Lannion, mai 2018

Mots clé : deuil, psycho.
S'offrir mille morts. Deuil, psychanalyse et réseaux sociaux.

Enterrement : les 3 choses les plus difficiles à surmonter

« Affronter un enterrement reste toujours un moment délicat et chargé d’émotions. Valérie Sengler, psychanalyste, revient sur cette étape difficile. »

Medisite – article écrit par Johanna Amselem, journaliste santé, 19 Avril 2018.

Mot clé : deuil.

Medisite - Article écrit par Johanna Amselem, journaliste santé, 19 Avril 2018


Perdre Johnny, est-ce comme perdre un proche ?

« Emporté par un cancer du poumon, Johnny Hallyday s’est éteint, la nuit dernière, à 74 ans. Le décès de cette véritable icône, adulée par certains, ne laisse personne indifférent. « Sa mort s’apparente à la perte d’un proche », confirme Valérie Sengler. Entretien avec cette psychanalyste, spécialiste du deuil. »

Ouest France, propos recueillis par Bruno Alvarez, 6 décembre 2017

Mots clé : deuil, célébrité, star, psycho.

Ouest France, propos recueillis par Bruno Alvarez, 6 décembre 2017

Articles publiés sur Marketing Professionnel

J’interviens régulièrement, depuis 2016, dans les colonnes de l’e-magazine destiné aux professionnels du Marketing.

Lire mes articles sur Marketing Professionnel.

Mots clé : psychanalyse, travail, harcèlement, pervers narcissique, entreprise, bashing, pression du groupe, syndrome de l’imposteur, job détox

Articles de Valérie Sengler, psychanalyste, sur Marketing Professionnel, e-magazine

Valerie Sengler, psychanalyste, Paris ParValerie Sengler, psychanalyste, Paris

Le syndrome de l’imposteur

Vous avez le sentiment de ne pas être digne du poste auquel vous venez d’être nommé, vous vous faîtes régulièrement la remarque que tous vos succès tiennent à la chance, au hasard, vous vous sentez régulièrement à la mauvaise place dans votre métier car vous pensez être moins bon que ce que tout le monde dit de vous. Vous craignez qu’un jour vos collaborateurs ou bien vos supérieurs ne découvrent que vous êtes mauvais et qu’en fait ils se sont trompés sur votre compte.

Vous souffrez sans doute du syndrome de l’imposteur (aussi appelé syndrome de l’usurpateur). Chaque personne peut à un moment de sa vie expérimenter ce mécanisme psy que 70% de la population aurait déjà vécu…

Le syndrome de l’imposteur a des causes psy

N’avoir pas été aimé de façon inconditionnelle pendant son enfance est la première cause. L’enfant se dit qu’il n’est pas aimé car mauvais, nul… Cette croyance se poursuivra dans sa vie d’adulte. Il ne pourra pas admettre qu’il est bon dans son métier car depuis toujours il est persuadé d’être mauvais.

La deuxième cause est l’adolescence. Pendant cette période, l’adolescent est fragile et va parfois se trouver une figure de référence, qu’il va idolâtrer. Il va essayer d’être comme elle et n’y arrivera que très rarement.

La troisième cause est tout simplement le fait d’être issu d’une famille modeste et d’avoir réussi. La réussite va engendrer un sentiment inconscient de déloyauté envers sa famille.

Syndrome de l’imposteur et conséquences comportementales

La peur d’être démasqué va engendrer deux types de comportements chez les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur…

L’overdoing consiste à travailler comme un forcené pour réaliser une tâche. La personne va s’épuiser à court terme. Elle a tellement peur de mal faire qu’elle va travailler de façon disproportionnée pour rendre un travail parfait. Le burn out la guette.

L’underdoing consiste à négliger son travail, ainsi si il est mal fait c’est plus simple, les personnes n’ont plus peur d’être découvertes comme étant nulles. Elles se sabotent elles- mêmes.

Le syndrome de l’imposteur impacte la personnalité de l’individu

Les personnes victimes de ce syndrome vont se dénigrer, se dévaloriser. Elles n’ont pas confiance en elles, elles se remettent toujours en cause et ont une mauvaise image d’elles- mêmes. Elles somatisent et peuvent avoir des insomnies, des migraines, des troubles alimentaires, faire une dépression…

Comment dépasser le syndrome de l’imposteur ?

Il faudrait faire un travail psychanalytique afin de revisiter l’enfance et de guérir toutes les blessures précoces à l’origine de ce comportement douloureux.

Il est aussi possible de mener un travail psychanalytique court qui va simplement nous permettre de nous voir tel que nous sommes réellement et non pas comme nos parents nous ont dit que nous étions. Ce changement de point de vue nous permettra d’avoir une meilleure estime de nous-même et de mettre en échec ce syndrome de l’imposteur.

Lire un article complet portant sur le syndrome de l’imposteur au service marketing. mais bien évidemment applicable à tout service, toute fonction et toute organisation ou entreprise !

Valerie Sengler, psychanalyste, Paris ParValerie Sengler, psychanalyste, Paris

Victime d’un pervers narcissique au travail ?

« J’ai la sensation de ne plus vraiment faire partie de mon entreprise. On ne me confie plus guère de missions, je ne suis plus convié aux réunions de travail, je me sens isolé. Mon supérieur parfois m’ignore, parfois me demande d’accomplir des tâches irréalisables. J’ai l’impression de ne plus exister aux yeux des autres. Cette situation me pèse beaucoup, je ne vois pas de solution. Comment puis-je y mettre un terme ? »

Il me semble que vous pourriez-ici être en proie à un pervers narcissique (PN). Je vais dans un premier temps vous aider à repérer un pervers narcissique, ensuite je vais vous éclairer sur les failles en vous qui permettent au PN d’avoir de l’emprise sur vous et enfin je vous donnerai des conseils pour vous protéger des PN.

Comment repérer objectivement un pervers narcissique ?

Le pervers narcissique se trouve souvent à des postes à  responsabilité avec des subordonnés sous ses ordres. Il n’éprouve aucun affect et son manque de scrupule peut dérouter. Son comportement est différent en public et en privé. Il ne s’excuse pas, ne supporte pas la critique et n’avoue jamais ses fautes.

Le pervers narcissique donne des injonctions paradoxales ou des ordres contradictoires, flous. Les objectifs sont souvent inatteignables et les demandes irréalistes. Il va alterner la flatterie et la dévalorisation, il va calomnier sa victime et va l’humilier. Sans raison apparente, il va passer de la bienveillance à une attitude cassante et sèche.

Son but est purement et simplement de vous détruire.

Comment repérer en vous le travail de sabotage d’un pervers narcissique ?

Les symptômes vont s’amplifier au fur et à mesure que le temps passe. Une impression de mal être va progressivement se transformer en l’idée que l’on ne vaut rien, vous avez peur, vous êtes désespéré et vous pouvez en dernier lieu faire un burn out ou avoir des pensées suicidaires.

Des symptômes physiques comme entre autre des migraines, des maux de ventre, des douleurs chroniques, du stress des insomnies vont venir compléter ces effets néfastes. Ils viennent mettre « en maux » votre souffrance psychique.

Les victimes vont souvent utiliser des antidépresseurs.

Quelles sont vos failles ?

Les victimes d’un pervers narcissique ne le sont jamais par hasard, il y a une part de « responsabilité » chez elles, car le pervers narcissique et sa victime se choisissent.

En effet, elles ont une structure de personnalité qui les désigne comme des proies idéales.

La victime a souvent eu une enfance difficile avec des parents pervers narcissiques et ne connaît pas d’autres type de rapport affectifs que ce rapport de dépendance et d’humiliation, de chantage affectif, de « je t’aime et je te hais, tu es tout pour moi et tu ne vaux rien. ». Elle n’a pas eu de nourriture affective pour se construire et souffre de carences telles que le manque d’estime d’elle-même, le manque de confiance en elle.

En réalité la victime et le pervers narcissique ont eu une enfance semblable. La différence est que le pervers narcissique a réussi à survivre en devenant un être dépourvu d’affect et trouvant sa jouissance dans le mal qu’il fait à l’Autre, à l’image d’une forteresse barricadée, hérissée de pics en fer et impénétrable, alors que sa victime s’est construite à l’image d’une maison aux fondations instables et ouverte aux intempéries.

Comment se protéger des pervers narcissiques ?

Le meilleur moyen de protection est dans ce cas toujours la fuite.

La victime va souvent être isolée au sein de l’entreprise car les autres salariés ont peur de perdre leur emploi s’ils venaient à prendre parti pour elle. Parfois, le pervers narcissique va même aller à se poser en victime de dénonciations calomnieuses et est capable de porter plainte pour diffamation contre sa victime. Il y toujours un décalage entre l’image qu’il donne de lui à l’extérieur et qui est très flatteuse et l’attitude en privé qui est radicalement à l’opposé.

Si toute fois vous voulez rester dans cette entreprise, je vous conseille de ne pas montrer vos émotions en cas de propos humiliants ou blessants car le PN trouve sa jouissance dans la vue du mal qu’il vous afflige.

Essayez de ne pas parler de votre vie, afin de ne pas lui donner de prise pour vous anéantir ultérieurement. Soyez le plus secret possible pour vous protéger.

Ne vous culpabilisez plus, en vous disant que ce n’est pas de votre faute si vous n’atteignez pas les objectifs car objectivement ils ne sont pas atteignables.

Ne vous justifiez plus, ne discutez plus car vous aurez toujours torts. Utilisez des expressions toutes faîtes telles que «  c’est votre opinion », « c’est votre avis ». Ces expressions ont l’avantage de vous permettre de rétorquer et donc de ne pas subir l’attaque puisque vous  riposter, mais aussi de vous protéger car elles ne vous empêtrent pas dans des discussions où vous aurez de toute façon à nouveau torts.

Envoyez des mails de confirmation de ce qui vous a été demandé afin d’avoir une preuve écrite et ainsi de vous protéger.

Lire nos articles sur l’apport de la psychanalyse à la victime d’un manipulateur pervers narcissique en famille et , sur les pervers narcissiques en entreprise et sur Comment moins subir la pression et le conformisme du groupe en entreprise ?