Valérie Sengler psychanalyste à Paris Saint-Mandé

Psy spécialiste des pathologies lourdes, enfant, adolescent, adulte

Archives de catégorie La psychanalyse expliquée

Valerie Sengler, psychanalyste, Paris ParValerie Sengler, psychanalyste, Paris

Le syndrome de l’imposteur

Vous avez le sentiment de ne pas être digne du poste auquel vous venez d’être nommé, vous vous faîtes régulièrement la remarque que tous vos succès tiennent à la chance, au hasard, vous vous sentez régulièrement à la mauvaise place dans votre métier car vous pensez être moins bon que ce que tout le monde dit de vous. Vous craignez qu’un jour vos collaborateurs ou bien vos supérieurs ne découvrent que vous êtes mauvais et qu’en fait ils se sont trompés sur votre compte.

Vous souffrez sans doute du syndrome de l’imposteur (aussi appelé syndrome de l’usurpateur). Chaque personne peut à un moment de sa vie expérimenter ce mécanisme psy que 70% de la population aurait déjà vécu…

Le syndrome de l’imposteur a des causes psy

N’avoir pas été aimé de façon inconditionnelle pendant son enfance est la première cause. L’enfant se dit qu’il n’est pas aimé car mauvais, nul… Cette croyance se poursuivra dans sa vie d’adulte. Il ne pourra pas admettre qu’il est bon dans son métier car depuis toujours il est persuadé d’être mauvais.

La deuxième cause est l’adolescence. Pendant cette période, l’adolescent est fragile et va parfois se trouver une figure de référence, qu’il va idolâtrer. Il va essayer d’être comme elle et n’y arrivera que très rarement.

La troisième cause est tout simplement le fait d’être issu d’une famille modeste et d’avoir réussi. La réussite va engendrer un sentiment inconscient de déloyauté envers sa famille.

Syndrome de l’imposteur et conséquences comportementales

La peur d’être démasqué va engendrer deux types de comportements chez les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur…

L’overdoing consiste à travailler comme un forcené pour réaliser une tâche. La personne va s’épuiser à court terme. Elle a tellement peur de mal faire qu’elle va travailler de façon disproportionnée pour rendre un travail parfait. Le burn out la guette.

L’underdoing consiste à négliger son travail, ainsi si il est mal fait c’est plus simple, les personnes n’ont plus peur d’être découvertes comme étant nulles. Elles se sabotent elles- mêmes.

Le syndrome de l’imposteur impacte la personnalité de l’individu

Les personnes victimes de ce syndrome vont se dénigrer, se dévaloriser. Elles n’ont pas confiance en elles, elles se remettent toujours en cause et ont une mauvaise image d’elles- mêmes. Elles somatisent et peuvent avoir des insomnies, des migraines, des troubles alimentaires, faire une dépression…

Comment dépasser le syndrome de l’imposteur ?

Il faudrait faire un travail psychanalytique afin de revisiter l’enfance et de guérir toutes les blessures précoces à l’origine de ce comportement douloureux.

Il est aussi possible de mener un travail psychanalytique court qui va simplement nous permettre de nous voir tel que nous sommes réellement et non pas comme nos parents nous ont dit que nous étions. Ce changement de point de vue nous permettra d’avoir une meilleure estime de nous-même et de mettre en échec ce syndrome de l’imposteur.

Lire un article complet portant sur le syndrome de l’imposteur au service marketing. mais bien évidemment applicable à tout service, toute fonction et toute organisation ou entreprise !

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Mon petit frère de 10 ans dort dans le lit de mes parents…

« Mon petit frère de 10 ans dort dans le lit de mes parents et mon père dort dans celui de mon petit frère. Mon petit frère a peur de dormir seul dans sa chambre, c’est pour cela que maman accepte qu’il dorme avec elle. Cela fait maintenant plusieurs mois. » Qu’en pensez- vous ?

Cette situation fait naître plusieurs points que je vais développer successivement.

Où se trouvent le mari et le père ?

Un enfant aime  inconditionnellement  sa mère. Il se séparera d’elle en étant aidé par son père qui se positionne clairement en tant que mari de sa mère. L’enfant qui dort avec sa mère, chaque nuit, aura la confirmation qu’il a le droit d’empiéter sur le domaine réservé à son père. Comment va-t-il pouvoir se construire en tant qu’homme face à ce père défaillant, inexistant ?

Où est le couple ?

Comment préserver l’intimité des parents quand l’enfant squatte le lit conjugal ? L’intimité du couple est bafouée. Peut- être que votre mère amène son fils à combler un besoin de proximité qu’elle ne retrouve plus avec son conjoint. Elle doit se demander si son rôle de mère vient remplacer la relation avec son conjoint. Dans ce cas, il y a un problème.

L’enfant se trouve à la place potentielle d’un partenaire sexuel

L’enfant qui dort avec sa mère n’est pas à sa place et joue inconsciemment le rôle de partenaire potentiel. Même sans passage à l’acte, il est emprisonné dans une relation incestuelle. Cette confusion des identités peut avoir des effets délétères sur son développement et sa sexualité future. L’interdit de l’inceste incite l’enfant à se tourner vers d’autres objets d’amour et à grandir. Le lit conjugal est un lieu riche en symboles. La proximité que sa mère lui impose avec son corps, sa respiration, ses odeurs, peuvent lui procurer des sensations érogènes, source de culpabilité pour lui. La sexualité infantile se découvre seul, par des caresses et pas au contact d’un adulte.

L’enfant est victime d’un inceste virtuel

L’inconscient de l’enfant subit une agression par ce passage à l’acte qui est de devoir dormir avec sa mère. Chez ces enfants victimes, restera à l’âge adulte des troubles psychiques et sexuels. On parle d’inceste psychique symbolique, sans passage à l’acte mais avec des conséquences aussi gravissimes que si le passage à l’acte avait eu lieu. Ce sont des incestes non consommés, mais aux conséquences aussi graves que ceux commis physiquement.

L’enfant ne peut pas grandir

L’impossibilité de quitter le cocon familial à l’âge adulte n’est jamais affaire de constitution mais affaire d’éducation. L’enfant doit pouvoir grandir et se séparer. Après la naissance, l’enfant enchaîne les séparations, le sevrage, la marche… Il s’éloigne à chaque fois un peu plus de ses parents pour se construire comme un être à part entier. Pour quitter à l’âge adulte le cocon familial, l’enfant a besoin de ses parents qui lui font confiance et lui ont appris à affronter peu à peu les difficultés. Il s’agit de partir sans angoisse, il ne s’agit ici que de quitter son enfance. Pour naître à la vie d’homme. Or ici, l’enfant ne possède pas la forme d’autonomie qui est celle de dormir seul. Ses parents lui confirment qu’il a raison d’avoir peur, qu’il est dangereux de dormir seul dans sa chambre et au final que la vie est pleine de dangers. Cette pratique exacerbe l’angoisse de l’enfant. Ce que l’enfant désire c’est qu’on le rassure, qu’il sente qu’on l’accompagne et qu’on est là pour lui.  Mais cela ne veut pas dire lui ouvrir son lit. Le rôle du parent est de l’amener vers l’autonomie, vers l’extérieur, et les autres, non pas de l’amener vers soi. A 10 ans, la période œdipienne est terminée et ce garçon est entré dans une phase de latence, phase de repos et de consolidation des positions acquises. Les instincts sexuels sommeillent et le comportement peut être dominé par la pudeur et le dégout. L’enfant se tourne vers des domaines comme le sport, les amis. Cette phase de maturation demande à être respectée afin que puisse naître le futur homme. Or, dormir avec sa mère signifie ne pas respecter cette phase et en conséquent ne pas permettre à ce fils de devenir un homme à part entière. Votre mère a du mal à accepter que son fils puisse s’éloigner d’elle. Par cette situation, elle pousse son fils à retourner en arrière c’est-à-dire d’où l’on vient, or l’on vient toujours du ventre maternel. Le rôle du père est de barrer l’accès à ce retour mortifère et d’amener son fils vers la vie.

Comment faire cesser cela ? L’apport de la psychanalyse

Il faudrait avant tout que cette mère se fasse aider afin de pouvoir regarder sa propre histoire en face et ainsi se rendre compte de l’abus qu’elle fait subir à son enfant. Cette femme ne peut pas et ne veut pas voir quoi ?  Que lui a-t-on fait subir petite pour qu’elle reproduise sur son fils cet abus ?

Il y a des techniques qui existent pour permettre à l’enfant de reconquérir sa liberté.

On peut lui proposer de s’assoir à côté de lui lors de l’endormissement et on sort de la chambre après.

On peut placer une chaise à côté du lit et chaque soir on éloigne un peu plus la chaise du lit pour se diriger vers la porte.

On peut également mettre un  matelas à côté du lit, où on dort et faire glisser chaque jour progressivement le matelas vers la porte.

Il s’agit aussi et surtout de rassurer cet enfant en lui disant que la vie n’est pas pleine de dangers et que c’est merveilleux de grandir pour partir et vivre sa vie d’homme, libre.

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Self et faux self

« Pourquoi ai-je l’impression de ne pas être vraiment moi-même ? Suis-je bien en adéquation avec moi ? Je souffre de maux de dos, de crises d’angoisse, d’insomnies, et si je n’étais pas aligné dans ma vie entre ce que je veux et ce que je vis ? »

Parfois nous pouvons avoir l’impression que nous marchons à côté de notre vie, que ce que nous faisons sonne faux, que peut être nous ne sommes pas à la bonne place. Et parfois, nous sommes en complète adéquation avec celle-ci : «  Je vis la vie que je désire, ma vie est belle ». Quels sont les mécanismes qui sont à l’œuvre, lorsque nous somme en proie à de telles sensations ? Si nous sommes en accord avec notre vrai moi, nous avons ce que Winnicott appelle un vrai self. Dans le cas contraire, nous vivons avec un faux self, un moi qui ne l’est pas réellement et qui nous fait nous sentir en décalage. En quoi un faux self peut-il nous rendre la vie difficile voir insupportable ?

Ces deux notions se réfèrent à Donald W. Winnicott psychanalyste anglais qui en est le créateur. Aussi aborderons-nous, dans ce développement de psychanalyse expliquée…

  • Le vrai self désigne l’image que le sujet se fait de lui-même et qui correspond effectivement à ce qu’il est.
  • Le faux self désigne une instance qui s’est constituée pour s’adapter à une situation plus ou moins anormale et contraignante.

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Le self

Le terme de self est la traduction anglaise de «soi». L’œuvre de Winnicott est centrée sur la nécessité, pour le développement de l’enfant, d’un environnement «suffisamment bon».

D’après lui, il existerait dès le début de la vie un premier objet d’amour : sa mère. La base de cette relation d’objet primaire serait l’interdépendance de la mère et de l’enfant. Cette mère étant guidée par «la préoccupation maternelle primaire» qui fera d’elle une «mère suffisamment bonne». Cette mère suffisamment bonne est à l’origine du self de son enfant.

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Le faux self

Si la mère est incapable de répondre aux besoins de son enfant, elle va substituer au geste spontané du bébé le sien, auquel ce dernier est contraint de se soumettre. Cette soumission est le premier stade du faux self. Cette situation répétée à maintes reprises participera au développement d’un faux self. Insuffisamment bonne, la mère fait défaut au bébé lui refusant sa toute puissance.  A la place, elle substitue le sien propre, qui n’aura de sens que par la soumission du nourrisson. Cette mère peut être malade, ou mentalement absente, elle va conduire l’enfant à voir la chose vue et la perception physique va passer au premier plan par rapport à la subjectivité. La mère devient un objet extérieur, elle ne fait plus partie du bébé. L’expérience de la mère est alors vécue comme symbole de frustration. L’enfant au lieu de pouvoir faire l’expérience de l’action libre et spontanée qui trouve un écho dans la réalité extérieure est contraint à la réaction. L’environnement le détermine. En grandissant il s’adapte et peut ressembler à la personne qui occupe le premier plan. Le bébé va ressentir ces carences comme des empiétements qui représentent une forme de menace. Car, ces carences ne sont pas ressenties comme des carences maternelles, la mère déficiente n’est pas ressentie comme telle. Ces carences maternelles sont ressenties par son bébé comme des menaces contre l’existence personnelle du self.

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